Mercredi 2 décembre 2009
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16:59
Je suis assez mordu, question radio, de France Inter.
Lundi matin, je l'écoutais donc lorsque j'ai appris une nouvelle qui m'a fait littéralement bondir ou régurgiter mon premier café du jour. Je ne sais plus...
Aux Etats-Unis, ce grand pays de libertés qu'on admire (
enfin moi, du moins) essentiellement pour avoir nu naître le roman noir et le rock and roll, on a toujours une solution à tout.
C'est bien connu: le "
Yes we can" d'Obama n'est nouveau que pour nous.
En plus, la chroniqueuse, dont j'ai oublié le nom, parlait d'un Etat que je connais, à savoir l'Ohio.
J'écoute donc plus attentivement, histoire de bien comprendre à quel problème l'administration de cet Etat du Nord du pays est confrontée...
Romell Broom, condamné à mort, n'a pu être exécuté le 15 septembre pour des raisons qui tiennent à la fois du médical, du juridique et de la technique.
En effet, alors que le supplicié était allongé sur la "table d'opération", il avait été impossible de trouver la moindre veine supportant la pose des cathéters nécessaires à l'injection des
différentes doses (3 au total) composant la procédure d'exécution. Après deux heures (...) d'efforts, de labeur, d'acharnement zélé, il a fallu se rendre à l'évidence: la main de la loi ne pouvait
s'abattre sur Broom.
A ce stade d'abjection, cela suffirait mais non...
Les autorités ont décidé de "simplifier" le protocole. Histoire que l'intéressé et ses futurs compagnons d'infortune puissent subir la juste peine prévue par la loi...
On pourrait passer à une seule dose (la mortelle, évidemment) et injecter directement celle-ci en intra-musculaire.
Par delà le caractère ignoble, vulgaire de l'épisode Broom, on voit poindre toute l'horreur des tenants et des partisans de la peine capitale.
Victor Hugo disait il y a plus de 170 ans: "
Le meurtre social se cache par honte".
Désormais, on n'en est plus là...
Je vous renvoie à ceci:
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